Riad Dar L'Oussia

 

Vous qui êtes venus de si loin pour vous imprégner des saveurs et des senteurs d’Orient, prenez le temps avant de savourer votre repas de lire la belle histoire de Dar L’Oussia…
 
Cette histoire commence comme un conte…
 
« En ce temps-là, cette salle, accueillante, chaleureuse, au sol marbré, aux murs en tadelackt, décorée somptueusement par ces portraits de Berbères qui s’intègrent parfaitement au lieu, était tout autre !
 
Fermez les yeux... Imaginez le sol en terre battue, les murs en torchisà terre, gisent d’énormes ballots informes d’où se dégagent des odeurs prenantes et entêtantes, ces ballots couverts de poussière ont traversé le Sahara à dos de chameaux, ces vaisseaux du désertNous sommes ici dans un Foundouk, à savoir un caravansérail, il y fait sombre presque nuit, une lumière diffuse perce par les battants de la porte entrouverte, il y a beaucoup de remue-ménage, des éclats de voix, le va et vient est incessant.
 
Les années ont passé… le foundouk est changé en entrepôt qui sert à l’import export.
 
L’Union Commerciale Indochinoise et Africaine y entrepose graines épices…
 
C’est à cette époque que mon père, qui était venu au Maroc, en 1946, pour participer à la construction du barrage de Bin el Ouidane, cherchant un lieu de résidence pour sa famille, acheta l’immeuble « L.U.C.I.A» à Monsieur Honora. Nous étions alors en 1949.
 
Mon père monta une petite entreprise de travaux publics, il participa entre autres à la construction de la poste et à celle des bâtiments de l’aéroport… Jusqu’en 1954 Mogador fut notre terre d’adoption et la maison L.U.C.I.A, notre maison… Mais en 1954 nous quittâmes Essaouira pour Agadir, mon père en poste à la Défense des végétaux participa à la lutte anti acrilienne (contre les sauterelles).
 
En 1956, le retour en France devint inévitable…
 
Notre maison L.U.C.I.A fut désertée… louée un temps à des coopérants (1977), puis squattée, et ce n’est qu’au bout de 40 ans que moi Yves Pélissier, le benjamin de la fratrie, né ici-même, je pus donner une nouvelle naissance à la maison de notre enfance, en en faisant l’hôtel actuel, que j‘ai rebaptisé « Dar L‘Oussia », en souvenir de la Maison L.U.C.I.A.».
 
Cette histoire m'a été contée par Yves Pélissier, propriétaire de l‘hôtel, auquel j'ai servi de scribe…